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MyMajorCompany

MyMajorCompany est l’un des premiers sites de financement participatif au monde.
Rien que ça, perso, je trouve que ça en jette un maximum.
Ça en jette même tellement qu’à mon avis, on devrait s’arrêter là.

Sauf qu’on m’a demandé cet après-midi d’écrire une présentation de MyMajorCompany d’au moins 300 mots à rendre pour demain matin dernier délai sous peine de confiscation de ma clé de la machine à café et vu que cette clé, c’est le seul avantage que j’ai réussi à obtenir en 6 ans de stage, je vais me motiver et continuer un peu.

MyMajorCompany, c’est aussi un nom qui claque.
Allez-y, faites-vous plaisir, dites-le à voix haute.
Ça y est ? Vous l’avez dit ? C’est bon hein ? Je ne sais pas vous mais moi, rien que de le dire, j’ai l’impression de faire du gros business.

Pour le créer ce fameux nom, les quatre fondateurs de la société, Simon Istolainen, Anthony Marciano, Sevan Barsikian et Michaël Goldman, ont eu recours au principe du « cadavre exquis » : chacun choisit un mot en anglais (business is business) et la combinaison qui en résulte sera le nom de la société.

fondateurs

Et là, vous vous dites, y’ a un truc qui cloche et vous avez bien raison : MyMajorCompany, c’est quatre fondateurs pour seulement trois mots.

Alors quoi ?
Alors c’est là qu’intervient la part dramatique inhérente aux plus grandes histoires : l’un des fondateurs de MyMajorCompany (dont l’identité sera tenue secrète afin de respecter sa vie privée) est atteint du syndrome de Gilles de la Tourette, cette maladie ô combien cruelle qui oblige ses victimes à proférer les pires insanités lorsqu’elles sont sous le coup de l’émotion.

La tragédie est d’autant plus poignante que ce syndrome s’exprime ici sous sa forme la plus aigüe : dès qu’il se sent un tant soit peu stressé, notre infortuné fondateur insulte à tout va, que ce soit à l’oral ou à l’écrit, en français ou en anglais.
Ainsi, si les quatre fondateurs avaient décidé de respecter à la lettre leur décision de mettre bout à bout le mot de chacun, ils auraient dû baptiser leur société MyMajorFuckerCompany.

Personnellement, je trouve qu’il y dans « MyMajorFuckerCompany » un côté punk qui ne me déplaît pas mais quand l’idée de base est de lancer une start-up et de motiver les investisseurs, je veux bien admettre qu’on s’éloigne un peu trop du cahier des charges.
Après une poignée de tentatives tout aussi infructueuses (« MyMajorBitchCompany », « MyMajorAssCompany », « MyMajorBollocksCompany », …), nos fondateurs décident à l’unanimité et à la main levée (histoire d’éviter une nouvelle bordée d’injures) de ne conserver que trois mots pour dénommer leur entreprise.

Force est de constater que l’histoire leur a donné raison puisqu’en quelques neuf années d’existence, MyMajorCompany est devenue une holding (ça tape ça aussi comme mot, « holding », hein ?) regroupant :

– la maison de disques « MyMajorCompany » et deux divisions « Beaucoup Music » et « 2100 Records » totalisant à ce jour un catalogue de plus de 70 références – dont Grégoire, Joyce Jonathan, Irma et Beethoven (on s’est amusés dans cette liste à glisser un artiste qui n’est pas de chez MyMajorCompany, saurez-vous le repérer ?) – pour 3 millions d’albums vendus dans le monde !

– la plateforme de financement participatif mymajorcompany.com qui a permis à plus d’un millier d’entrepreneurs, artisans, associations à but non lucratif et artistes de concrétiser les projets les plus divers en collectant auprès de plus de 150 000 internautes (MERCI ENCORE !) plus de 8 millions d’euros (dont seule une partie très raisonnable a été dédiée à la construction de la piscine à quadruple bassins communiquant entre eux par petites cascades artificielles (mais on dirait des vraies, c’est ouf, je vous jure) dont les fondateurs de MyMajorCompany ont équipé leur villa de Miami).

– la plateforme de financement participatif tipeee.com et sa petite sœur tipeeestream.com qui, en seulement deux petites années d’existence pour la première et une seule pour la seconde, ont déjà permis à des milliers de créateurs du web et de streamers de collecter plus d’un million et demi d’euros en « tips » (pourboires) auprès de leur communauté et ainsi d’améliorer leurs créations, voire d’en vivre ! Le succès est tel que Tipeee est aujourd’hui le leader européen du secteur.

 

 

Découvrez MyMajorCompany en vidéo

 

Chiffres clés à fin 2015

620 000 

Menbres

23.5M

Collectés

+ de 3 millions

d’albums vendus